La Grande Salle du Logis
Il était impossible de pénétrer de plain-pied dans le donjon. La seule ouverture était située à hauteur du premier étage et n'était accessible que par une échelle (procédé courant dans les forteresses moyenâgeuses).
Le soubassement de la porte, orné de feuilles de chêne, de glands et d'un personnage à longues moustaches.
Entrée du château par la tourelle d'escalier à pans.
La tourelle à pans qui s'élance au-dessus de la porte du donjon contient l'escalier grâce auquel on accède aux étages supérieurs, au chemin de ronde et aux combles. Les parquets qui séparaient les étages du donjon ont malheureusement été enlevés lorsque le château a été vendu comme bien national, donnant l'impression d'une énorme coquille vide qui permet de reconstituer la topographie des lieux.
Chaque étage comportait une grande salle carrée, une pièce plus petite et un cabinet creusé dans l'épaisseur de la muraille. Des fenêtres aux embrasures plus ou moins larges éclairent ces salles où l'on peut encore admirer les cheminées de pierre aux lignes très pures, étrangement suspendues.
Vue intérieure du premier niveau
Niveau supérieur et structures de pierre
Vue spectaculaire depuis le bas montrant toute la hauteur du donjon vide
En poursuivant l'ascension de l'escalier en spirale, on arrive au chemin de ronde.
Là, tout est surprise et émerveillement : le dallage de larges pierres où se creusent les trous béants des mâchicoulis, les créneaux d'où l'on a une très belle vue plongeante sur la cour, et la touche d'humour qu'ont pu se permettre les sculpteurs en un lieu où les dames ne s'aventuraient guère...
Il s'agit des consoles qui supportent la charpente, dont quatre d'entre elles sont ornées de personnages saisis dans des occupations diverses : deux musiciens (un cornemuseux et un joueur de rebec), ainsi qu'un homme et une femme que la malice populaire a baptisés "le chieur" et "la pisseuse".
Console sculptée : Le joueur de rebec